Musée du Débarquement d'Anzio

L'Histoire

La photo authentique du débarquement d’Anzio
Troupes et véhicules américains débarquent dans le secteur d'Anzio, pendant la longue période d'impasse opérationnelle sur la tête de pont. (source Wikipédia)

Le Musée du Débarquement d'Anzio a été inauguré le 22 janvier 1994, à l'occasion du 50e anniversaire du débarquement, à l'initiative de l'association « Centro di Ricerca e Documentazione dello Sbarco e della Battaglia di Anzio – ODV ». Il est installé dans l'une des salles de la Villa Adele historique, datant du XVIIe siècle, située à proximité de la gare et du centre-ville.

Il se divise en quatre sections dédiées aux principales forces qui se sont affrontées à Anzio : les sections américaine, britannique, allemande et italienne. Chaque section abrite des uniformes, des armes, des décorations, des documents, des plans de bataille, des photographies de vétérans et des objets de la vie quotidienne, tous rigoureusement authentiques.

Le musée dispose également d'une photothèque, d'une bibliothèque et d'une hémérothèque. La collection est enrichie par des drapeaux, des gravures d'époque, des véhicules et d'autres vestiges, grâce aux dons de musées, d'associations de vétérans et de citoyens des nations impliquées.

De nombreux vestiges proviennent des fonds marins d'Anzio, où gisent encore des avions, des barges de débarquement et des navires de guerre, souvent coulés avec leur équipage. On note en particulier le destroyer britannique Janus (coulé avec 158 hommes), le croiseur Spartan (46 morts) et le navire-hôpital St. David (coulé avec 57 hommes et 2 infirmières, malgré le marquage de la Croix-Rouge et la protection de la Convention de Genève).

Le débarquement d'Anzio (Opération Shingle) était une opération alliée sur la côte tyrrhénienne pendant la campagne d'Italie. L'objectif était de créer une tête de pont pour contourner la ligne Gustav et forcer les Allemands à diviser leurs forces. Malgré un succès initial le 22 janvier 1944 sous la direction du général John Lucas, l'opération n'atteignit pas ses objectifs immédiats. Les forces de Kesselring bloquèrent l'avance, menant à une guerre d'usure jusqu'au printemps. Les Allemands purent finalement se replier sur la Ligne Gothique.